La non-violence
Il vaut mieux avoir tort avec humilité que raison
avec manque de respect.
Raël
De la supériorité des ânes
revue Apocalypse 2e trimestre 1994
Tout comme notre société actuelle privilégie
l’avoir sur l’être, elle valorise aussi le développement
musculaire dans l’idée du «paraître» et
néglige en cela le développement spirituel.
Il ne faut donc pas s’étonner que la violence règne
dans ce monde et comme elle ne s’exprime la plupart du temps
que par une action physique donc musculaire, ler jeunes principalement
les jeunes «mâles» en quête d’énergie à dépenser
et de valorisation, sont particulièrement touchés
par ses effets.
Remettons les choses à leur place dans cet aspect de confusion
mentale de la «bêtise humaine».
Qu’on se le dise le muscle est toujours stupide! Au lieu
de développer dans des centres de body building, cette masse
de fibres inutiles qu’une simple vache, ne vous en déplaise,
possède en plus grande quantité que le champion du
monde de culturisme ou d’haltérophilie, il vaudrait
mieux créer des centres de mind building où l’esprit
et l’intellect, qui sont le propre de l’homme, pourraient
s’y développer. Toutes les misères du monde
sont la conséquence de l’utilisation de la force,
qu’il s’agisse de celle venant de la puissance purement
physique ou de celle venant d’armes à feu, prolongation
du bras d’un cerveau impuissant à faire passer ses
idées par l’intelligence et la communication. La force
est le résidu le plus impur de cette humanité primitive
dont nous émergeons à peine, comme si nous sortions
d’un océan rempli des excréments de notre passé de
guerres et de dominations brutales.
Si l’on veut sortir définitivement de cette mer de
primitivisme nauséabonde, faisons respecter la non-violence
dès l’école. C’est là que commence à naître,
chez certains imbéciles, l’idée qu’ils
peuvent dominer par la force. Certaines pratiques y sont d’ailleurs
entretenues comme les bizutages : démonstrations musclées
des plus forts sur les plus faibles et même tolérées,
avec une certaine bienveillance, par les éducateurs et les
parents... Il faut bien que jeunesse se passe! Toute manifestation
de force, quelle qu’elle soit, devrait être combattue
avec acharnement et en priorité par les enseignants. Si
votre voisin vous donne un coup de poing, vous allez à juste
titre le poursuivre en justice. Alors, pourquoi ce qui est 136
valable pour un adulte, ne le serait-il pas pour un enfant? Au
contraire, il faut le punir gravement pour qu’il comprenne
définitivement qu’il est inutile de vouloir faire
triompher ses idées par la force, car cela l’amènera
fatalement à la délinquance et au crime. La violence
qui empoisonne les grandes cités autour des grandes villes
enfonce ses racines dans le système scolaire tolérant
ou laxiste, à l’égard de la brutalité des
plus forts. Les menaces de violence doivent être punies aussi
sévèrement que l’acte lui-même, car user
de menaces c’est déjà envisager de pouvoir
recourir à la violence pour faire triompher ses vues.
Le succès actuel des centres de body building repose sur
les mêmes principes. Même les animaux qui sont pour
nous des symboles de force, comme le taureau ou le gorille, ne
font pas de body building. Imaginez un gorille faisant des pompes
et des haltères... Ces animaux sont naturellement pourvus
d’une musculature adaptée à leur niveau de
conscience, c’est-à-dire au ras des pâquerettes,
là où la force brute domine!
Chez l’homme, par contre, la force ne sert rigoureusement
plus à rien dans un monde où le Droit est sensé régner.
Prenons un exemple qui est sans doute l’un des plus beaux:
la condamnation de Mike Tyson, le champion du monde de boxe. Une
frêle jeune fille l’envoie en prison pour cinq ans,
car elle l’accuse de l’avoir forcée à faire
l’amour. Quel bel exemple pour la jeunesse! On devrait obliger
tous les centres de body building du monde et toutes les écoles à afficher
la condamnation de Mike Tyson, le champion du monde des brutes épaisses
et la photo ainsi que le poids de la jeune fille qui l’a «terrassé».
Le droit triomphant de la Loi!
C’est cela qu’il faut montrer aux jeunes! La véritable
force n’est jamais dans les muscles mais dans ce que l’homme
a de plus beau: l’esprit!
Certains me diront qu’il est possible d’avoir un esprit
développé dans un corps musclé: jamais! Lorsqu’on
se concentre sur son développement musculaire, on ne peut
se concentrer en même temps sur le développement de
son cerveau, ce dernier sera au moins deux fois moins développé que
celui de la personne qui s’y consacrerait à temps
complet. Et ce qui est encore plus grave, c’est que le fait
même de développer ses muscles entraîne dans
le cerveau de ceux qui pratiquent le body building, un processus
de pensées, conscientes ou inconscientes, qui peuvent les
amener à envisager l’utilisation de leur nouvelle
force pour faire triompher leurs idées. Cela est totalement
inadmissible!
Il est vrai que certains individus sont plus forts que
d’autres
génétiquement. Cela ne me dérange pas... Ils
sont nés ainsi et ne passent pas plusieurs heures par semaine à se
gonfler les fibres musculaires. Les plus grands hommes de l’histoire
de l’Humanité étaient faibles physiquement,
tous, sans exception! Le sang ne peut affluer en même temps
dans les avant-bras et dans le cerveau, car s’il afflue d’un
côté, il ne peut affluer de l’autre. Qu’il
s’agisse de Socrate, de Mozart, d’Einstein, de Léonard
de Vinci, aucun ne faisait de body building et ne possédait
des biceps d’athlète.
A notre époque où l’on reconnaît enfin
l’égalité des sexes, c’est presque faire
insulte aux femmes que de faire de la musculation. Peut-être
après tout, les fanatiques de la «gonflette» trouvent-ils
dans le développement de leur musculature, le seul moyen
de continuer à afficher une supériorité sur
le sexe dit faible? Pourtant il y a un problème: C’est
que les ânes ont une masse musculaire supérieure aux
plus machos des culturistes, donc les ânes leur sont supérieurs...
J’en étais sûr! Alors la prochaine fois qu’un
individu tentera de vous impressionner par sa musculature, faites
comme moi, pensez aux ânes !
L’amour et la non-violence -
Août
2000
Rien ne justifie la violence, même la liberté...
Le meilleur exemple reste Gandhi qui, en jeûnant et en étant
prêt à la mort si elle s’était avérée
nécessaire, a mis les Anglais hors de l’Inde... Il
a choisi l’amour et le don de soi. Il disait: «je ne
lèverai la main sur rien de vivant, et je ferai triompher
la vérité sans violence» et il a gagné.
D’autres utilisent d’autres moyens, je parle de certaines
grandes puissances qui par ailleurs se veulent exemplaires : « On
va punir la violence par la violence et résoudre le problème
en envoyant des bombes sur les populations».
C’est une logique inextricable, car une fois qu’on
a mis le doigt dans cet engrenage, on est presque obligé de
continuer. Lorsqu’on a commencé, on est contraint
de justifier l’injustifiable: Si on a tué tant de
civils jusque là, il faut en tuer encore plus pour justifier
qu’on avait raison, car s’arrêter demande une
sagesse infiniment plus grande que de ne pas commencer... Alors,
on continue dans un piège effroyable et sans fin... Cela
fait des milliers d’années que ça dure.
La violence ne résout rien, jamais. La violence entraîne
la violence. Quand elle commence, elle continue, quand on met 139
le doigt dans la violence, on est condamné à aller
toujours plus loin. Toute cette planète est prise dans les
filets d’une propagande monstrueuse... Exemple : les frontières
: Il y a des gens qui ont mis des frontières.. Ici nous
sommes au Québec donc vous êtes canadiens, il n’y
a pas de quoi en être fiers, pas plus que d’être
français ou américains. Les frontières sont
des séparations artificielles, pourtant elles sont à l’origine
de tant de conflits... Mais réveillons-nous, nous sommes
tous des êtres humains sur une même planète,
chacun de nous est aussi proche des Serbes que des Kosovars, des
Tutsis que des Outous... Qu’est ce que c’est que cette
construction mentale qui gouverne le monde et qui nous affecte
autant.
Je regarde cela avec grande tristesse car la seule logique
acceptable pour un être humain c’est celle de l’amour, de
l’humilité, de la nonviolence. On nous dit qu’il
est nécessaire d’accepter le sacrifice, bien que monstrueux,
de quelques personnes. Cela semble normal à celui qui a
mis le doigt dans une logique de violence: on pense avoir sauvé des
vies parce qu’on en a pris d’autres. De quel droit
certains auraient-ils droit de vivre au détriment de la
mort d’autres? Propagande toujours... Propagande pour la
violence qui se répand de plus en plus et se répandra
encore et encore, car elle devient un modèle de solution
pour l’ensemble du monde. Elle se répandra dans les
jeunes générations car c’est le seul exemple
qui leur est proposé.
Dans les Messages, il nous est rappelé : «Aucune
cause ne justifie la mort d’un seul homme» ... Ne sortez
jamais de cet enseignement, quoiqu’il vous arrive, même
si on prétendait que cela pourrait sauver la planète.
Il ne faut pas tuer qui que ce soit, car si on peut en tuer un,
on peut en tuer un million. Alors ces pays qui se disent civilisés,
ne le sont pas en réalité, pour eux le synonyme de
civilisé est militarisé... Une société ne
peut être les deux à la fois, elle est soit civile,
soit militaire. Si elle est militarisée, elle entre dans
une logique militaire, elle punit:
«Si tu ne fais pas ce que je veux, je te corrige»...
Mais si elle est civilisée, elle enseigne: «Ce que
tu fais est mal, c’est condamnable et je vais t’expliquer
pourquoi» et si l’autre ne comprend pas, car sa conscience
trop faible l’entraîne à faire du mal à des
dizaines de personnes, la société le soigne.
La non-violence et l’amour triomphent toujours, il faut être
patient. Il est vrai que certains sont morts pour défendre
cette idée et il faut accepter le sacrifice que ces personnes
font de leur propre vie, elles savent le risque qu’elles
encourent, elles l’ont choisi.
Les premiers bouddhistes se faisaient tuer mais le Message
de Bouddha est passé. Les premiers chrétiens étaient
donnés aux lions mais le Message de Jésus est passé...
Les premiers musulmans étaient pourchassés mais le
Message de Mahomet est passé. Tous ne se font pas tuer,
il reste toujours des justes qui font en sorte que la non-violence
soit diffusée et se propage.
La non-violence, c’est la civilisation, la véritable
civilisation, celle qui a de la civilité.
Je veux que vous ressentiez combien il est important de
diffuser l’amour sur cette planète qui en a tant besoin en
ce moment. Dans cet aveuglement de la violence, dans cette logique
de la violence qui est montrée partout en exemple, on se
prépare à vivre pour les années à venir,
une recrudescence de la violence, je vous le dis ce sera épouvantable.
Pâques - avril 2003 à Montréal
Dans le monde entier on célèbre Pâques, cette
résurrection accomplie d’une façon surnaturelle
et qui paraît à tous parfaitement rationnelle: l’opération
du Saint Esprit!
En fait, et sans le savoir, on célèbre le clonage
de Jésus, on loue une victoire scientifique sur la mort,
extrêmement matérialiste, extrêmement rationnelle
faite par des scientifiques, il y a 2000 ans. Pâques c’est
aussi la victoire de l’amour d’Erres infiniment bons
qui décident de recréer leur enfant que les hommes
de la Terre viennent de sacrifier, afin qu’ils se souviennent
que la vie d’un seul être humain est plus importante
que toute l’humanité.
Ainsi grâce à la science, Jésus est revenu
au milieu des primates pour de nouveau parler d’amour, pour
revenir dire à quel point l’amour, la conscience et
la lumière sont importantes sur la Terre. C’est la
lutte du bien contre le mal, de l’amour et de la conscience
contre la bêtise et l’inconscience.
Jésus déteste la croix. Et pourtant tous ces gens
qui prétendent l’aimer qu’arborent-ils? Une
croix! Ils portent autour du cou, accroché à leurs
murs, exposé dans leurs églises, l’instrument
qui a servi à le tuer et ceci de la façon la plus
barbare qu’on puisse imaginer! Si on lui avait coupé la
gorge avec un couteau, ils porteraient un petit couteau sur leur
poitrine en souvenir de Jésus! C’est horrible! Comment
peut-on prétendre l’aimer en continuant à vénérer
ce symbole de sa souffrance, Jésus a horreur de la croix.
Ceci dit « joyeuses Pâques à tous». C’est
important de se souvenir jusqu’où peut aller la barbarie
humaine même sur la personne d’un messager des Elohim.
Jésus ne parlait que d’amour, il est venu nous dire» aime
ton prochain comme toi-même» en remplacement d’un
message très primitif qui disait» oeil pour oeil,
dent pour dent». Ce qui signifie en clair, si on te frappe,
frappe aussi, si on t’attaque, attaque en retour, c’est
le contraire de l’amour! Et Jésus est venu, lui le
juif parmi les juifs et il a dit «Si on te frappe sur la
joue droite, tends la joue gauche» , aime ton ennemi plus
que tes amis car ils ont plus besoin d’amour que tes amis.
Tes amis tu les aimes déjà! Mais si les gens te détestent,
réponds par l’amour et par la non-violence! Réponds
en ouvrant les bras et en disant, tu veux me frapper, frappe-moi
! Tu vivras ensuite avec ta propre conscience après ».
Ce fut une révolution et c’est pour ça qu’on
l’a tué.
Les deux plus grands symboles de la non-violence dans
l’histoire
de l’humanité sont, sans nul doute, Jésus et
Gandhi. Gandhi qui dit à la plus puissante armée
du monde «Tuez nous mais nous ne lèverons pas le petit
doigt, nous ne ferons rien ».
Le Dalaï Lama aujourd’hui fait la même chose
au Tibet. Il pourrait pousser les populations à se révolter, à poser
des bombes contre les Chinois, il dit» Non! Pas de violence,
le temps et la conscience viendront et amèneront la compréhension
entre les êtres humains».
C’est de non-violence et d’amour dont la Terre a besoin.
Car la guerre ne s’arrêtera jamais tant que l’amour
ne remplacera pas la haine, tant que l’amour ne l’emportera
pas sur la violence, et tant qu’on n’acceptera pas
de tendre la joue gauche, si on nous frappe sur la joue droite.
Or elle est belle notre Terre, elle mérite d’être
sauvée et seul l’amour peut le faire. Aujourd’hui
je vous amène au nom de nos Pères un message qui
complète celui de Jésus: «La vie d’un
seul être humain est plus importante que l’humanité toute
entière».
C’est peut-être l’enseignement le plus important
amené par les Elohim car ils nous rappellent qu’aucune
cause dans l’univers ne justifie la mort d’un seul être
humain.
Par exemple, si on vous disait que pour sauver l’Humanité toute
entière, il faudrait tuer quelqu’un atteint d’une
bronchite atypique et susceptible de contaminer toute la planète,
il ne faudrait pas le faire! Car le premier que l’on tue
au nom d’une cause contient les millions qui peuvent suivre.
Le premier juif tué par les nazis contenait les millions
qui ont suivi! Quand on laisse passer le premier, il est rare qu’il
n’y en ait qu’un, il est impossible qu’il n’y
en ait qu’un, car s’il n’y en a qu’un,
pourquoi pas deux! Et s’il y en a deux pourquoi pas quatre?
Et si il y en a quatre pourquoi pas huit et si il y en a huit pourquoi
pas des millions? Pourquoi pas? C’est le premier que l’on
tue au nom de quelque cause que ce soit qui est important!
Un journaliste anglais a écrit: « Y avait-il une
seule vie humaine en Irak qu’il était bon d’enlever
pour faire disparaître Sadam Hussein?» Absolument non!
C’est sûr!
Cet enfant qui a perdu et ses bras et ses parents et qui
n’est
144 pas sûr de survivre parce qu’il est brûlé sur
60 % de son corps, n’a pas permis qu’on supprime Sadam
Hussein!
Les politiciens appellent cela les dommages collatéraux!
C’est l’abomination absolue.
Le temps, la population, la conscience triomphent toujours
des dictateurs sans qu’il soit nécessaire d’arracher
les bras d’un enfant! Gandhi l’a prouvé, c’est
faisable ça fonctionne! Il ne faudra jamais que cet enfant
soit oublié. Il faut exploiter ce souvenir pour éviter
qu’il y ait d’autres atrocités. Certains diront
que c’est une exploitation de la souffrance d’autrui.
Oui! Il faut l’exploiter comme on exploite ces photos de
juifs dans les camps de concentration, ces pauvres êtres
décharnés entrant dans les fours crématoires,
pour que cela ne se reproduise plus jamais. Pour qu’aucun
gouvernement, aucun tyran au monde n’ose tuer un seul homme
pour quelque cause que ce soit!
Voilà ce qu’est Pâques, le souvenir de Jésus
qui apportait l’amour. Aujourd’hui, j’apporte
encore plus d’amour avec ces trois règles absolues
que nous enseignent les Elohim et qui sont les plus grands messages
de non-violence pour l’Humanité:
· Aucune vie ne peut être enlevée
au nom de quelque cause que ce soit!
·
Même si c’était pour nous sauver tous! Et
s’il y avait sur la Terre un seul être qui risquait
d’amener la destruction de toute l’humanité,
on le protégerait et on vivrait avec!
C’est cela l’amour et le don de soi... Je préfère
donner ma vie, qu’enlever celle d’un autre même
s’il voulait me faire disparaître. D’ailleurs
cela n’arrive pas la plupart du temps car il y a toujours
des solutions.
· Si quelqu’un disait qu’il fallait tuer un
homme pour sauver l’Humanité, il faudrait refuser.
Il faut toujours refuser d’obéir à un ordre
qui porte atteinte à la vie ou fait souffrir quelqu’un.
Il faut toujours refuser d’obéir à un ordre
s’il est contraire à votre conscience et aux Droits
de l’Homme et ceci, même si l’ordre venait des
Elohim euxmêmes ou de leur Prophète.
·
·
Tout homme qui exécute un ordre doit être tenu pour
responsable de ses actes autant que celui qui a donné l’ordre.
Une confusion mentale : la raison du plus fort
- avril 2000
«La raison du plus fort est toujours la meilleure»...
Prétendre ceci est le contraire de la sagesse, c’est
la violence dans un monde où règne une confusion
mentale épouvantable et on est en train de préparer
une génération qui sera elle-même, et de ce
fait, épouvantable. Cette génération risque
d’être affreusement déséquilibrée
car pour elle, la violence semblera banale, tant elle sera habituée à la
côtoyer. Elle est partout sur les murs, sur le petit et le
grand écran. Si les livres d’histoire étaient
bien faits, on y compterait cent pages sur Gandhi, sur Bouddha,
sur Jésus, on y parlerait de tous les saints et de tous
ceux qui ont oeuvré pour la paix, pour la compréhension
des peuples, des races, des ethnies, des individus; et seulement
une page ferait état des crimes de Napoléon, d’Hitler,
de Jules César ou d’Attila... Hélas les assassins
de l’Humanité sont montrés comme des héros,
ils peuplent l’histoire de tous les pays du monde, l’histoire
de 146 l’Amérique, l’histoire de France, l’histoire
du Canada, ils sont nos héros sauf que leur héroïsme
part d’une logique de violence et seulement de violence.
Ce qui est le plus terrible dans notre monde, c’est que
toute cette «violence logique» soit vécue la
plupart du temps avec bonne conscience. Les Allemands qui sont
devenus nazis et qui ont massacré des juifs, des homosexuels,
des gitans, n’étaient pas méchants à la
base. Ils sont entrés un jour dans une logique épouvantable,
dans un raisonnement qui leur a parus tellement cohérents,
qu’ils ont adhéré au système sans se
révolter, mais au contraire, en croyant bien faire et servir
la cause. En ce moment ce que je trouve le plus dangereux en matière
de confusion mentale, c’est ce qui est vécu dans le
milieu du sport... Dans ces stades immenses où des milliers
de gens surexcités, portent des drapeaux aux couleurs de
leur club préféré ou de leur nation, il suffit
d’une étincelle pour qu’il y ait des dizaines
de morts. La violence est latente et une défaite peut parfois être
semblable à un pétard qu’on allume. Pourquoi être
partisan pour les uns et pas pour les autres? Il faut être
partisan du talent et cela quelle que soit la personne. Penser
autrement c’est de la bêtise: «Allez les verts!» ....
Je comprends si on est ver de terre, qu’on puisse dire: «Allez
les vers», mais quand on est humain!!! On est tous pareil,
tous humains, seuls nos talents sont différents. Et c’est
cela qu’il faut admirer et récompenser, et non acclamer
les équipes d’un pays qui d’ailleurs, la plupart
du temps, a constitué son équipe en achetant les
meilleurs joueurs étrangers. J’aime le sport et s’il
n’y avait ni drapeaux, ni hymne national mais seulement des équipes
constituées de joueurs sélectionnés 147 par
tirage au sort, je l’aimerais encore plus! Ce serait merveilleux,
l’enjeu serait seulement la récompense du talent et
on ne risquerait plus de violence partisane parmi les supporters
nationaux. Les seuls véritables héros que notre Humanité devrait
citer en exemple sont Jésus, Gandhi, Bouddha et tous ceux
qui ont essayé d’élever l’humanité,
de supprimer les barrières en donnant leur vie: «ne
vous battez pas, ne soyez pas violents, aimez-vous les uns les
autres».
Des
gardiens de la paix, pour protéger la vie - Discours
au Congo 14 décembre
2002
L’humilité est la qualité la plus importante,
en particulier dans les pays déchirés comme le vôtre.
Quand on est humble, on ne devient pas militaire, on ne devient
pas guerrier.
On peut être des gardiens de la paix, car il est bon d’avoir
des individus - cela pourrait être des militaires reclassés
- qui gardent la paix contre les déséquilibrés,
les fous et les violents, non en les condamnant à des peines
parfois capitales mais en les soignant.
Il est bon d’avoir une petite force, comme le disent les
Messages, de gardiens de la paix. Mais il ne faut plus de militaires
qui conquièrent le pouvoir par la force; c’est une
aberration complète et nous savons à quoi cela a
conduit bien des populations sur la Terre.
La non-violence absolue provient de l’humilité. Qui
suis-je pour oser imposer ma volonté aux autres? Qui suis-je?
Rien, sinon un peu de poussière. Nous sommes tous un peu
de poussière, mais de la poussière consciente, de
la poussière capable de prendre conscience que nous sommes
de l’infini, prenant conscience de lui-même.
Nous humains, nous sommes l’intelligence de l’infini,
car l’infini est bête et ne devient intelligent qu’à travers
un cerveau pensant, ressentant. L’infini est bête et
n’a pas d’intelligence, sauf s’il devient vivant.
Nous animons par notre conscience, les atomes qui composent
l’infini.
Pourtant, sans nous ou avec nous, il est composé des mêmes «morceaux».
Cet objet que je touche en ce moment, est peut-être constitué en
partie de ce qui a pu être des atomes du corps de vos ancêtres
mais, bien qu’ils soient présents par leurs atomes,
ils n’existent pas en tant que conscience puisqu’ils
ne pensent plus, ne ressentent plus. Lorsque vous mourrez, les
atomes qui vous composent retourneront dans la moquette, l’herbe,
l’air que d’autres respireront... Ils iront un peu
partout, en fait n’importe où.
Cette prise de conscience que nous sommes de la poussière
pour l’éternité, seulement vivante et consciente
l’espace d’un petit instant de temps, doit nous rendre
humble et respectueux devant la vie qui est si fragile.
Protéger la vie, mais ne jamais la combattre, est le devoir
de tout être humain sur cette Terre.
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